Politique : Détermine à mettre fin au régime dictatorial de Tshisekedi, Joseph Kabila l’homme qui fait peur à Félix Tshisekedi

Politique : Détermine à mettre fin au régime dictatorial de Tshisekedi, Joseph Kabila l’homme qui fait peur à Félix Tshisekedi

Lors d’une interview accordée au journal La Libre Belgique, l’ancien Président de la République n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer les dérives dictatoriales du régime de Kinshasa.
« Il faut mettre fin à cette dictature, cette tyrannie qui vient de s’installer » Joseph Kabila depuis Goma a t-il dit tout en tirant la sonnette d’alarme, afin que chaque congolais puisse jouer sa partition dans ce qu’il considère comme prise de conscience collective.

Pourriez-vous dire, comme l’a fait Corneille Nangaa, le coordonnateur de l’AFC/M23 et ancien patron de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), “c’est moi qui ai mis au pouvoir Félix Tshisekedi, c’est à moi de le faire partir” ?

La réponse du président Kabila est claire : « Je laisse ces propos à Corneille Nangaa. En 2019, ma famille politique a signé un accord avec Cach (la plateforme de Tshisekedi et Kamerhe, NdlR). On avait la majorité parlementaire à la Chambre et au Sénat, Tshisekedi ne pouvait gouverner sans cette majorité. On a donc créé ce partenariat politique pour qu’il y ait une gestion apaisée des affaires de l’État jusqu’aux prochaines élections. Par la suite, Tshisekedi et sa famille politique ont juré qu’il n’y avait jamais eu d’accord. Malheureusement pour eux, il n’y a qu’une seule copie, et je l’ai gardée parce que je savais que si je leur donnais, cela se retrouverait immédiatement sur les réseaux sociaux.

la libre be : Parlant de la Constitution, à Kinshasa, le régime ne cache plus son intention de la réviser.

Joseph Kabila: Quelle Constitution ? Pour Kinshasa, elle n’existe pas. Elle est ignorée depuis 2019. Alors, que vont-ils réviser au juste ? Je pense que l’idée c’est plutôt l’adoption d’une nouvelle Constitution. Tout ce tripatouillage est dangereux, extrêmement dangereux.

“Je ne pense pas à demain, je pense à aujourd’hui. Je l’ai déjà dit en mai dernier, il faut mettre fin à cette dictature, cette tyrannie qui vient de s’installer. Et pour y arriver, il faut mobiliser, sensibiliser tous les Congolais, qu’ils soient en exil ou à l’intérieur du pays. Il faut que ce soit une mission pour chacun de nous. Et pour en finir avec ce régime, les Congolais ont à leur disposition l’article 64 de la Constitution (Tout Congolais a l’obligation de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution, NdlR)” Kabila .

La lalibre Belgique : Votre présence à Goma, siège de l’AFC/M23, suscite bien des questions ?

Joseph Kabila: “Goma, c’est chez moi. Je vous reçois dans la maison que j’ai achetée en 1999. L’acharnement contre ma personne et contre ma famille politique a commencé depuis 2019. Bien avant la naissance de l’AFC/M23.

Je considère que je suis en droit d’être en contact et de parler avec tous les Congolais en ayant comme objectif principal la cohésion et la recherche de la paix. Pour moi, c’est même une mission”

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