RDC : selon l’Institut de recherche Ebuteli, la Constitution du 18 février 2006 n’apparaît ni comme un texte épuisé, ni comme la cause première des blocages institutionnels
Ebuteli, Institut Congolais de Recherche sur la Politique, la Gouvernance et la Violence, a dévoilé un nouveau rapport intitulé : « Vingt ans de Constitution en RDC : comment la pratique du pouvoir a fragilisé l’équilibre institutionnel ». La publication de ce rapport s’inscrit dans le cadre de la célébration du 20ᵉ anniversaire de l’actuelle Constitution congolaise, en vigueur depuis février 2006.
Alors que certaines voix s’élèvent régulièrement pour demander sa révision ou son changement estimant que l’actuelle loi fondamentale présente des limites qui entravent le bon fonctionnement de l’appareil de l’État, cet avis, soutenu par des proches du régime Tshisekedi, est rejeté par l’opposition. Cette dernière considère que, dans un contexte de guerre, les conditions ne sont pas réunies et accuse le président Félix Tshisekedi de vouloir profiter de cette initiative ou démarche pour se maintenir au-delà de ses deux mandats constitutionnels, qui doivent expirer en décembre 2028, soit dans deux ans.
Dans son analyse consultée vendredi 20 mars 2026, Ebuteli affirme que l’actuelle Constitution n’est ni épuisée ni à l’origine des blocages institutionnels. Pour les chercheurs de l’institut, les déséquilibres observés dans l’application de la loi fondamentale résultent plutôt de la manière dont elle est mise en œuvre, qui en écarte les missions essentielles.


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